L’esthétique ne connaît pas la crise, si l’on en croit les chiffres rendus publics par la Confédération nationale artisanale des instituts de beauté. En 2023, le secteur comptait 15 300 entreprises employant au moins un salarié*, contre 12 730 en 2019, selon l’étude réalisée par Xerfi Specific pour la branche esthétique, cosmétique, parfumerie et enseignement. 

Son chiffre d’affaires atteint 3,75 milliards d’euros, porté par un maillage dense d’instituts (87%) et de spas (11%). Et un modèle en réseau qui séduit : 21% des établissements sont intégrés à une enseigne, dont près des deux tiers en franchise. Après la flambée exceptionnelle de 2022 (+14,8%) liée à la sortie du Covid, la croissance de l’activité des instituts de beauté retrouve en 2023 un rythme plus stable (+1,2%), similaire à celui de 2019 (+1,2%). 

Montée en puissance des soins high-tech

Une tendance qui confirme la résilience du secteur. Les prestations qui génèrent le plus de chiffre d’affaires sont l’épilation à la cire (20 %), les soins du visage (16 %) et les soins corporels manuels (13,5 %). Les technologies, de plus en plus intégrées aux pratiques, pèsent aussi dans l’activité, avec l’épilation à la lumière pulsée (6%) et les «soins du corps technologiques» (8,5%).

En fait, et c’est un chiffre qui en dit long sur l’évolution du secteur, 63% des instituts de beauté intègrent des technologies avancées à leur offre pour répondre aux nouvelles attentes des clients. L’épilation à la lumière pulsée (62%) et le palper-rouler (55%) restent les techniques les plus répandues, tandis que la radiofréquence (37%), la cryo-esthétique (22%) et le diagnostic de peau (16%) connaissent une adoption croissante.

Un marché dynamique, porté par l’emploi

Avec 62 000 professionnels en activité en 2023, contre 57 400 en 2019, le secteur de l’esthétique affiche une progression constante de ses effectifs. Le recrutement reste dynamique, avec 20 700 embauches pour 19 600 départs, soit une hausse de 1,5% des effectifs. 

Majoritairement féminisé (95,5% de femmes), le métier reste jeune, avec un âge moyen de 30 ans et une ancienneté de 4,5 ans. La plupart des salariés occupent un poste d’employé (75 %), travaillant principalement en institut ou en spa. Les trois quarts des salariés sont en CDI, tandis que les contrats d’apprentissage représentent 20,5% des effectifs et les contrats de professionnalisation, 1%.

Les rémunérations évoluent avec l’expérience : 1 965 euros brut en moyenne, en début de carrière, jusqu’à 3 500 euros pour les profils les plus qualifiés. Plus d’un tiers des entreprises proposent aussi des primes sur les ventes ou le chiffre d’affaires.

«Ce modèle économique démontre que les compétences et l’expertise sont reconnues et récompensées, avec de réelles perspectives de progression pour les professionnels du secteur», souligne la Cnaib dans un communiqué.

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